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  Madame de Montespan

Madame de Montespan 

Francoise de Rochechouart de Mortemart
Marquise de Montespan


Ses origines

C'est à  Lussac-les-Châteaux , dans le département de la Vienne, que l'on trouve la trace des Rochechouart de  Mortemart. Le père de Madame de Montespan se nommait Gabriel, duc de Mortemart. Il fût élevé avec le jeune Louis XIII et suivit fidèlement le roi dans toutes ses campagnes militaires où il fût récompensé par les plus hautes distinctions: premier gentilhomme de la chambre, chevalier du Saint Esprit, gouverneur et lieutenant général aux pays et évêchés de Metz, Toul et Verdun. En 1650, Louis XIV érigera le marquisat de Mortemart en duché.
La mère de la marquise se nommait Diane de Grandseigne. Elle était dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche. De cette union naquirent cinq enfants:


Le début de sa vie

 

Madame de Montespan fût placée très jeune au couvent afin d'être préparée à sa future vie à la cour de France. A l'âge de 20 ans, elle fût conduite à Paris et admise à la cour sous le nom de demoiselle de Tonnay-Charente. Elle fût nommée demoiselle d'honneur de la reine Marie Thérese d'Autriche, épouse de Louis XIV.

De son mariage en 1663 avec Louis Henry de Pardaillon de Gondrain marquis de Montespan naîtra deux enfants. Une fille, Marie Christine, née en 1663 et décédée en 1675 et un garçon, Louis Antoine né en 1665, marquis puis duc d'Antin. Il mena une carrière des plus prestigieuse.

Montespan, au lieu de se morfondre en attendant sa femme qui s'amusait à la cour, se lança dans une carrière militaire. Il combattit les barbaresques à Alger et fit la campagne du Roussillon. Lorsque la liaison de sa femme avec le roi fût divulguée, il sema le scandale dans tout Paris.

Il fût alors enfermé à For-l' Evêque, pour avoir désapprouvé le choix du roi. Lorsqu'il sortit de prison, il prit le chemin de l'exil et les époux se séparèrent de corps et de biens le 11 juillet 1670. Sa liaison avec le roi
Louis XIV
Roi de France
(1638-1715)

Sa liaison avec le roi

Sa rencontre avec Louis XIV fût des plus banale. Le roi était âgé de 28 ans et était très épris de la maîtresse royale en titre: Mademoiselle de La Vallière. Madame de Montespan dame d'honneur de la reine et, encore très prude, n'hésitait pas à jeter la pierre à la favorite ! Par son esprit taquin, caustique et bien souvent moqueur, elle agaçait le roi.

Vers 1666, la passion du roi pour sa favorite commença à s'affaiblir. Louise de la Vallière était d'une tendresse inouïe et aimait sincèrement Louis XIV. Mais avec le temps, le roi trouvait bien des attraits à la belle Montespan. Elle rayonnait de joie de vivre et était une beauté, selon les critères de l'époque. Il est vrai que la belle n'avait pas son pareil pour mener une discussion et son physique agrémentait encore mieux le charme qui émanait d'elle. Madame de Montespan, d'abord prudente, se rendit vite compte de la chance qui lui était offerte.

Pendant un temps, le roi eut trois femmes dans sa vie: la reine, la maîtresse en titre et Madame de Montespan. N'ayant pas le courage de chasser Louise de La Vallière qui lui avait donné quatre enfants (dont deux légitimés), le roi lui offrit le tabouret de duchesse, signe de son déclin, ultime distinction. La jeune femme, accablée de douleur, décida de quitter la cour et son souverain pour se rendre au couvent et y terminer sa vie en se consacrant à dieu.

Madame de Montespan se retrouva vite enceinte, mais l'enfant mourut obscurément en 1672 sans avoir été légitimé. Un second fils naîtra en 1670 : Louis Auguste, futur duc du Maine.
Cinq autres enfants naîtront de ses amours royales :


Pour élever les enfants, d'abord dans la discrétion la plus totale puis ouvertement suite à la légitimation, il fût choisi la veuve du poète Scarron, une petite femme vêtuede gris à l'aspect austère : Françoise d'Aubigné, la future Madame de Maintenon qui détrônera quelques années plus tard la marquise de Montespan.

La faveur de Madame de Montespan dura près de 10 ans. Pendant cette période, elle protégea la Fontaine, Molière et Quinault et donna au roi l'idée de faire écrire son histoire par Racine et Boileau. Mais Louis XIV, en digne petit fils d'henry IV surnommé "le vert galant", commença à se lasser et porta un peu plus d'intérêt à la gouvernante de ses enfants. Une fois de plus, le roi se trouva pris au piège de ses sens, trois femmes partageaient sa vie. Madame de Montespan dont le déclin approchait, Madame Scarron qui n'allait pas tarder à devenir Madame de Maintenon et une toute jeune fille de 20 ans, Marie Angélique de Scoraille de Roussille, Demoiselle de Fontanges.

Le roi en était fou. C'était une protégée de Madame de Montespan qui avait cru pouvoir retenir le roi en lui présentant une jeune oie blanche. Mais elle s'était laissée prendre à son propre piège. Mademoiselle de Fontanges se retrouva vite enceinte mais accoucha prématurément d'un petit garçon qui ne survécu pas. Suite à cette épreuve douloureuse la belle fût prise d'un mal lent qui l'affaiblissait de jour en jour et elle mourut à l'âge 20 ans.

C'est cet incident qui déclencha l'affaire des poisons et les soupçons se portèrent rapidement sur Madame de Montespan. Aurait elle fait empoisonner la jeune femme ?
A cette époque, à Paris de nombreuses femmes accusées de sorcellerie étaient arrêtées et brûlées sur le bûcher. La fille de l'une d'elles déclara avoir assisté à plusieurs reprises à des cérémonies que sa mère aurait célébré en compagnie de dames de la cour. Le nom de Mademoiselle des Oeillets, dame de compagnie de Madame de Montespan fût cité, mais du fait de son rang, de la protection de Colbert et de l'attachement que le roi lui portait, elle ne fût pas inquiétée.

Néanmoins, cet événement sera la cause du déclin de la marquise. Le roi la délaissa pour trouver paix et tranquillité de l'âme auprès de l'austère Madame de Maintenon. En 1691, il décida d'éloigner la marquise de leur progéniture, rompant le dernier lien qui reliait Madame de Montespan à la cour.

La fin de sa vie


Par dépit, la marquise fit prévenir le roi qu'elle abandonnait la vie de cour pour se consacrer à Dieu et au salut de son âme. Aux abords de la soixantaine, la marquise avait perdu l'éclat de cette beauté qui avait tant soulevé l'admiration de ses contemporains. Sa gourmandise, son féroce appétit et ses maternités répétées avaient considérablement alourdi sa taille! Cette femme jadis si sensuelle, ne connut plus que les privations de toutes sortes.

Mais elle ne se souciait plus de sa beauté, seule son âme comptait. . Le couvent de Saint Joseph lui servit de lieu de pénitence pendant quelques mois puis, elle se rendit à l'abbaye de Fontevrault chez sa soeur qu'elle chérissait.

Elle fuyait la mort en voyageant sans cesse, son appartement restant éclairé pendant la nuit, et exigeant de ses servantes qu'elles la veillent assidûment pour qu'elle ne se trouve jamais seule.

C'est lors d'un séjour au mois de mai 1707 à Bourbon-l'Archambault, que Madame de Montespan ressentit les premiers malaises. S'étant fait saigner, elle eu un transport de cerveau. Une servante lui donna alors de une mixture qui aggrava son état et Madame de Montespan rendit l'âme quelques jours plus tard, le 28 mai 1707 à l'âge de 66 ans.

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