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            LA GROTTE DE LA MARCHE

Stéphane LWOFF devant l’entrée de la grotte (1943)

Léon PERICARD

 

Photos de la grotte en janvier 2003

 

L’un des ouvrages de Stéphane LWOFF

 

Des photos de la grotte en cours de fouilles(resp. J.Airvaux) en 1985 :

 

              

 

 

                                                         

Ci-dessous, document original de l'époque des découvertes... (1937/1938)

 

 

Relevé d’une représentation humaine : 

 

Plan des fouilles entre 1937 et 1941 :

 

 

Relevés de représentations humaines gravées sur plaques de calcaire

                        

                         

 

    

 

 

 

 

             

 

 

                                             

 

 

HISTORIQUE DE LA DECOUVERTE

La grotte de LA MARCHE, commune de LUSSAC LES CHATEAUX 86, est l'un des plus importants gisements à gravures sur pierre. Elle présente la particularité d'avoir livré des dalles calcaires, de différentes dimensions, du Magdalénien III mobiles (classification de l'abbé Henri BREUIL).  

Dans les années 30 la grotte de Lascaux n'est pas encore découverte et la Préhistoire ne passionne pas les foules sinon les érudits. Le petit nombre de gisements magdaléniens alors connu dans le département de la Vienne (86) détermine pourtant un groupe de fouilleurs à explorer de manière méthodique la région de Lussac les Châteaux. Messieurs RAVEAU, LECLERC, PERICART, LWOFF et le Docteur SOUEIX en constituaient le noyau principal.

Après deux années de recherches (1937/38) quatre nouveaux gisements étaient décelés dans un rayon de quatre kilomètres autour de Lussac les Châteaux!...dont la fabuleuse grotte de La Marche. C'est Léon Péricart, dans un tout premier temps, qui, sur indication d'habitants, fut amené à sonder cette cavité qui se révéla être un gisement lithique de premier ordre.

Il associa aussitôt Stéphane LWOFF à ses fouilles et, ensemble, purent conclure que le gisement découvert était, de par les nombreuses gravures révélées, unique au monde.

La grotte avant et après les fouilles:

La Marche présente sensiblement la forme d'un rectangle A B C D (voir 1ère figure ci-dessus) dont seuls les côtés A B et B C soutiennent la voûte. le point D étant porte-à-faux. Un piton rocheux existe en P. La partie E B contient un certain nombre de galeries ensablées qui seront dégagées ensuite.  Un mur maçonné court de D à C, depuis la voûte jusqu'au sol avec une porte d'accès. La grotte a été divisée en deux parties sensiblement égales par un mur en terre touchant la voûte et courant de E à C. la surface E B C G appartient alors au Dr Raymond Bezaguet et la surface A E G D à M. Bouchet. La partie fouillée en 1937/38 est limitée à la surface G g h C (hC=18 m;Gg=14m;Gc=9m). Le plafond de la voûte est horizontal et se trouve à 2,20m en moyenne au-dessus de la base de la couche à Magdalénien III. La grotte se présentait ainsi avant tout travail.

 Elle aurait servi primitivement de serre pour plantes sensibles au froid et plus tard de cave à vin.

Un important matériel fut découvert. La grotte de la Marche présentait ses trésors:

de l'outillage (meules et molettes, percuteurs, retouchoirs, outillage en silex, nucleï, burins, grattoirs, perçoirs, lames, microlames, travail sur os et dents de chevaux (signes triangulaires tectiformes)) , des gravures....

Les dents de chevaux sont caractéristiques de La Marche. Les incisives portent sur le sommet de la face interne un triangle réalisé par intersection de micro-tracés. Ce signe est accompagné parfois d'une ou plusieurs encoches. L'abbé Breuil précisait, à l'époque, que ce type d'élément de parure était extrèmement rare. Il en découvrit lui-même une seule à Laugerie-Basse (Les Eyzies), une seconde à la grotte des Fadets à Lussac et huit dents analogues au gisement de la Dousse à Angles...dans le même niveau archéologique. Il est probable que La Marche soit le foyer de  diffusion. 

    

L'abondance de la gravure du magdalénien III est une des caractéristiques essentielles du gisement. L'ensemble très homogène de ces gravures constitue une documentation exceptionnelle pour la connaissance de l'Art de cette époque. Les dalles gravées mobiles donnent au site son originalité. 

 

 

 

 

Leurs dimensions et leurs formes sont variées, rectangulaires ou trapézoïdales. Elles sont d'un calcaire dur qui ne provient pas de l'intérieur de la cavité. L'épaisseur moyenne est de 12 cm. La qualité de la gravure dépend, la plupart du temps, de la dimension de la plaque. Les plaquettes de la dimension d'une main sont, ainsi, plus lisibles. On y distingue des animaux divers avec une prédominance pour le renne et le cheval. Quelques bouquetins et des ours ont aussi été représentés. Les figurations humaines (voir photos ci-dessus) sont exceptionnelles. Le détail vestimentaire est frappant...Des traces de gravures ont été relevées par Lwoff et Breuil sur des galets de rivière .

Pascal Le Falher

plefal@aol.com

Un site sur La Marche à découvrir: celui de Jiri Mruzek...http://www.geocities.com/CapeCanaveral/Lab/5586/academy.htm

à qui nous avons gracieusement confié nos photos... 

 

 

 

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